La pratique réflexive, comme il vient d’être montré dans le message précédent, occupe une grande importance dans ma vie scolaire. Mais qu’en est-il de son importance dans ma vie professionnelle?
Dans le cadre de mon baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, j'ai eu la chance de rencontrer Mariette Gervais, une enseignante et auteure passionnée par les élèves à besoins particuliers. À un certain moment, elle nous avait dit que lorsque nous enseignons, à certains moments, il nous arrive de sentir que notre "petit bonhomme" est croche. Par ces mots, elle voulait dire que, suite à un évènement qui s'est produit (par exemple une intervention auprès d'un élève qui n'a pas fonctionné ou encore une journée qui s'est mal déroulée), il nous arrive de nous sentir incompétents ou de ne plus croire en nos capacités. Ces moments de découragement et de perte d'estime, comme nous la dit Mariette, sont d'une grande importance puisqu'ils laissent place à des réflexions. Il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir à ce qui s'est passé et à ce que nous pourrions faire pour qu'une telle situation ne se reproduise plus, ce qui nous permettra de garder notre "petit bonhomme" droit et sûr de lui. Ainsi, dorénavant, toutes les fois que je termine une période ou une journée en ayant un peu moins de confiance que j'en avais auparavant, je me questionne. Cela m'aide souvent à faire la part des choses et à trouver des solutions à mes problèmes. Par la suite, lorsqu'une situation semblable se reproduit, je ne suis pas tentée de reproduire les mêmes erreurs.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire