Mon troisième stage s'est déroulé dans une classe de sixième année à l'école Laurent-Benoît de Saint-Hubert. Ce fut sans aucun doute l'une des plus belles expériences de ma vie. J'en dresse un bilan très positif, du début à la fin.
Planification des activités (compétence professionnelle 3):
De façon générale, il a été facile pour moi de planifier des activités. Avant même le début du stage, mon enseignante associée et moi avions ciblé les contenus à enseigner durant mon stage, ce qui m’a permis de me documenter et de me renseigner sur ces notions et ainsi d’être mieux préparée. Qui plus est, chaque semaine, nous nous rencontrions afin de discuter de la planification hebdomadaire de la semaine suivante, tout en nous laissant quelques périodes libres dans le cas où certains imprévus surviendraient. De cette façon, je pouvais planifier chacune de mes activités durant la fin de semaine, ce qui m’évitait d’être à la dernière minute. Durant la semaine, il ne me restait plus qu’à préparer mon matériel et à bien m’approprier chacune des activités. Tout au long de mon stage, j’ai fait preuve de créativité et je me suis lancée dans l’expérimentation d’activités inspirées autant de guides pédagogiques, de notions vues à l’université que de déclencheurs divers. J’ai tenté de m’éloigner des manuels le plus possible afin de susciter l’intérêt des élèves et de m’adapter à leurs besoins. Par ailleurs, tout en ciblant les compétences et les contenus à enseigner, mes activités faisaient appel autant au travail individuel, à l’apprentissage par la découverte, au travail en équipe ou en coopération, au travail en grand groupe qu’aux intelligences multiples. J’ai aussi tenté de toujours mettre les élèves le plus possible en action. Finalement, j’ajouterais que ma planification d’activités s’est améliorée tout au long du stage, car j’ai appris à mieux anticiper les obstacles et à trouver des solutions afin de les prévenir.
Gestion de l'enseignement (compétence professionnelle 4):
Durant mon stage, j’ai découvert une nouvelle méthode d’enseignement, soit le travail auto-géré (TAG). Ce dernier consiste en une grille sur laquelle on retrouve toutes les activités à réaliser par les élèves durant la semaine. En plus du temps de classe donné (environ 3 périodes par semaine), les élèves doivent travailler environ 30 minutes par soir sur leur TAG. C’est à eux de gérer leur temps, de s’auto-corriger et de faire vérifier leur travail par l’enseignante. Cette dernière, pour sa part, doit vérifier ce qui a été fait tous les jours et doit s’assurer de la compréhension de chacun des élèves. Malgré que cette méthode nécessite une gestion de l’enseignement supplémentaire, je considère que le TAG est très pertinent, car il rend les élèves plus autonomes dans leurs apprentissages et dans leur gestion du temps. Le TAG permet également de minimiser l’enseignement magistral (les nouvelles notions sont vues le lundi matin), de mettre les élèves en action et de leur permettre de faire des choix, ce qui rejoint bien mes valeurs pédagogiques. Par ailleurs, outre le TAG, j’ai également pu expérimenter une approche de travail en coopération autant dans les activités quotidiennes (dictée coopérative, résolution de problèmes, etc.) que dans mon projet pédagogique. Cette méthode d’enseignement me plait aussi beaucoup, car elle favorise la motivation des élèves et permet de les responsabiliser grandement. Bref, en ce qui concerne la gestion de l’enseignement, j’ai trouvé difficile de m’adapter à toutes ces nouvelles procédures au début du stage, mais j’ai bien l’intention d’utiliser tout ce bagage lors de mon enseignement futur. L’important reste, à mon avis, de mettre les élèves le plus possible en action.
Gestion des comportements (compétence professionnelle 6):
Au début du stage, j’ai eu de la difficulté à utiliser le système d’avertissement de la classe (vert, jaune, orange, rouge) puisqu’étant donné qu’il met l’accent sur les comportements plus négatifs, il est plus ou moins en lien avec mes valeurs. Pour me permettre de valoriser davantage les bons comportements, j’ai choisi de mettre en place un système de motivation. Ce système de motivation, une patinoire sur laquelle on retrouve chacun des joueurs de la classe ainsi que deux arbitres (mon enseignante associée et moi) a été un réel succès, car il m’a permis d’amener les élèves à se surpasser et de faire respecter mes exigences en remettant, sous la forme d’une cérémonie, des étoiles de la journée. Lors de la présentation de ma patinoire, j’ai expliqué mes attentes sous la forme d’une métaphore avec une équipe de hockey. Cette façon de présenter mes règles de classe ainsi que les conséquences positives et négatives qui en découlent m’a permis de rejoindre les élèves de la classe qui en avaient le plus besoin (élèves plus perturbateurs). La valorisation des élèves a d’ailleurs été un point clé tout au long de mon stage, car les élèves étaient beaucoup plus sensibles aux remerciements et aux éloges qu’aux interventions plus négatives. Comme le dit si bien mon enseignante associée, il vaut mieux arroser ses fleurs que de toujours tenter d’arracher ses mauvaises herbes.
Durant mon stage, lorsqu’une situation plus difficile survenait (une activité qui n’avait pas bien fonctionné, un élève qui perturbait le groupe, etc.), j’ai toujours privilégié une approche de gestion de classe participative ou encore une recherche de solution en collaboration avec l’élève concerné. En mettant les élèves à contribution et en les amenant à trouver eux-mêmes des solutions, les situations se réglaient souvent d’elles-mêmes. Comme je l’ai réalisé dans mon cours de gestion de classe à l’université, il est important d’être authentique et de ne pas avoir peur de discuter avec les élèves lorsqu’une situation nous a déplu. En plus d’être authentique, j’ai aussi tenté d’être signifiante auprès de mes élèves en m’intéressant à eux, en les questionnant, mais surtout en les côtoyant dans des contextes différents (aller les voir à leurs parties de basketball, participer à des activités spéciales avec eux, jouer avec eux lors des périodes récompense du vendredi, etc.). Créer des liens avec les élèves m’a permis de voir une réelle différence dans leurs comportements. Ils se sont ouverts à moi et me respectaient davantage.
De façon générale, j’ai fait des progrès en ce qui concerne la gestion des comportements. Effectivement, j’applique les conséquences prévues en cas de non respect des exigences de façon plus systématique et j’ai une meilleure vision de ce qui se passe dans la classe. J’ai appris à privilégier les interventions indirectes (signes non verbaux, interventions par la proximité, se concentrer sur les comportements adaptés, etc.) plutôt que les interventions qui brisent le rythme de l’activité.
Évaluation des apprentissages (compétence professionnelle 5):
Ce troisième stage m’a permis de faire de nombreux apprentissages concernant les méthodes d’évaluation. En effet, j’ai pu évaluer, en collaboration avec mon enseignante associée, des présentations orales, des productions écrites, des habiletés en lecture et en mathématique, etc. Mon enseignante associée a su partager avec moi ses outils d’évaluation, en plus de m’amener à réfléchir sur les pratiques d’évaluation courantes. Elle m’a fait réaliser l’importante des évaluations formatives, tels que les contrôles du vendredi et les auto-évaluations qui permettent de voir où les élèves sont rendus dans leurs apprentissages et ainsi d’ajuster notre enseignement selon leurs besoins. Tout au long du stage, j’ai également planifié des récupérations, autant en français qu’en mathématique, afin de revoir certaines notions et de répondre aux questions des élèves plus faibles. Cet enseignement plus individualisé me permettait de comprendre davantage les difficultés de ces élèves et ainsi de mieux intervenir. Par ailleurs, j’ai aussi participé à l’élaboration des bulletins, à une rencontre « portfolio » avec les élèves et les parents ainsi qu’à une formation sur les échelles de compétence. Ces pratiques m’ont permis d’être plus à l’aise avec l’évaluation des élèves et de leurs compétences.
Insertion dans ce milieu (compétences professionnelles 9 et 10):
Tout au long de mon stage, j’ai su participer aux réunions du personnel et aux différents comités dont le conseil d’établissement. La campagne de vaccination contre la grippe H1N1 a d’ailleurs nécessité beaucoup d’organisation et je me sens privilégiée d’avoir vécu cette situation, car elle m’a permis de réaliser ce qui se produit lorsque des mesures d’urgence doivent être prises.
J’ai aussi su établir de bonnes relations avec les parents tout au long de mon stage en les rencontrant dès la première rencontre de parents au début de l’année scolaire, en assistant aux rencontres de plan d’intervention, en communiquant avec eux par le biais de l’agenda ou de courriels, etc. En ce qui concerne les autres enseignants et les spécialistes, je me suis sentie bien accueillie et j’ai toujours su bien communiquer avec eux. Cette bonne communication était nécessaire dans l’équipe-cycle, car nous nous échangions nos élèves lors des périodes de spécialité ou lorsqu’ils étaient trop perturbateurs.
Culture et analyse réflexive des contenus à enseigner (compétence professionnelle 1):
Comme mentionné précédemment, la planification d’activités variées et signifiantes a été assez facile pour moi. Avant même le début du stage, je me suis assurée de bien comprendre les contenus à enseigner, ce qui m’a permis d’être plus à l’aise durant mon stage. J’ai toujours essayé de créer des situations d’apprentissage qui rejoignaient les intérêts des élèves. Par exemple, par l’ajout de notions historiques ou culturelles dans les leçons de français (analyse de chansons pour découvrir de nouvelles notions grammaticales) ou de mathématique (découverte de certains faits historiques loufoques sur l’astronomie lors d’une activité sur la géométrie), j’ai réussi à motiver les élèves qui sont parfois dépassés ou ennuyés par la matière. Par mon projet pédagogique, j’ai également permis aux élèves de découvrir des contes québécois et étrangers faisant partie de notre culture. Les élèves ont bien apprécié ces activités qui sortaient de l’ordinaire et qui leur permettaient surtout de s’éloigner du manuel. Pour cette raison et bien d’autres, je considère qu’il est important d’avoir un regard critique face aux guides pédagogiques afin de savoir les analyser, les adapter et les compléter en fonction des besoins des élèves de notre groupe-classe.
Langue française (compétence professionnelle 2):
Communiquer clairement et correctement à l’oral et à l’écrit est une force chez moi. Je considère qu’il est important d’être un modèle pour les élèves et ainsi d’accorder une grande importance à la langue française, que ce soit à l’oral ou à l’écrit. Cela peut se faire par la recherche dans le dictionnaire en cas de doute ou encore par la correction des erreurs des élèves à l’oral ou à l’écrit. Mon enseignante associée a d’ailleurs mis au point un système qui permet de mettre l’accent sur un bon langage en bannissant les anglicismes et les mauvaises expressions dans la classe. Ainsi, lorsqu’un élève ou l’enseignante dit des mots tels que « facque », « cool », « yes! », « joke », etc., il ou elle doit remettre quatre cartes à jouer (système d’émulation) dans une boîte. Le paquet obtenu à la fin de la semaine est remis à un élève pigé au hasard. Cette façon de faire amène d’ailleurs les élèves à faire de gros efforts et à s’autocorriger entre eux lorsqu’ils commettent des erreurs.
Éthique professionnelle (compétence professionnelle 12):
Afin d’agir de façon éthique et responsable, il est tout d’abord nécessaire de prendre connaissance du code de vie de l’école et de le respecter. La ponctualité et le fait de saluer les autres membres du personnel sont également des attitudes primordiales à adopter dans l’exercice de ses fonctions. J’ajouterais qu’il est aussi très important de garder pour soi certaines informations qui sont divulguées lors des rencontres avec les parents ou entre les enseignants. Tout au long de mon stage, j’ai également mis l’accent sur l’importance du respect de tous dans la classe ainsi que de l’ouverture d’esprit (accepter et valoriser la différence), car il s’agit de valeurs personnelles et pédagogiques très importantes pour moi. Finalement, j’ajouterais que j’ai toujours utilisé la critique de façon constructive en trouvant et en appliquant, suite aux commentaires de mon enseignante associée, des ajustements à mon enseignement. J’apprends rapidement de mes erreurs et je considère qu’elles sont nécessaires pour évoluer et progresser. C’est pour cette raison que j’ai toujours été ouverte à la critique et que j’ai toujours pris au sérieux les conseils et les suggestions de mon enseignante associée. Par ses questionnements et constatations, elle m’a permis de mieux observer ma pratique, tant en ce qui concerne mes bons coups que mes moins bons coups.
Forces :
Ma créativité, ma planification étoffée, ma capacité à construire des liens affectifs avec les enfants ainsi que mon attitude positive face à la critique représentent mes principales forces. Je suis fière d’avoir réussi à motiver et à créer des liens avec mes élèves, groupe d’âge qui me faisait très peur avant de débuter le stage. J’ai eu un réel coup de cœur pour la sixième année et cela m’a aidée à grandir et à évoluer en tant qu’enseignante et en tant que personne. J’ai pris confiance en moi et j’ai appris beaucoup. Depuis le deuxième stage en maternelle, j’ai l’impression d’être plus en mesure d’adapter mon enseignement en fonction des besoins des élèves, d’anticiper davantage les obstacles et d’être plus consciente du rythme d’une activité. Ces acquis sont importants, car ils me permettent de mieux intervenir et de mieux enseigner. Ce que je retiens de ce stage, c’est le plaisir que j’ai eu à enseigner. J’ai été heureuse du début à la fin du stage, malgré les petits obstacles qui ont dû être franchis.
Difficultés rencontrées et défis à relever lors du prochain stage :
J’ai trouvé difficile d’intervenir auprès de certains élèves plus perturbateurs, notamment auprès de mon élève ayant un trouble de comportement, puisque je les trouvais imprévisibles. Je n’ai pas établi mes limites de façon assez claire dès le début du stage, ce qui a fait en sorte que j’ai dû me réajuster en cours de route pour appliquer les conséquences de façon plus systématique. Créer des liens avec ces élèves en assistant, entre autres, à leurs parties de basketball m’a permis de me rapprocher d’eux et ainsi de me faire respecter davantage. Une fois le lien créé, une petite remarque humoristique ou indirecte suffisait pour faire cesser les comportements perturbateurs.
J’ai aussi observé qu’il était plus facile pour moi de gérer les activités en grand groupe ou individuelle comparativement à celles qui nécessitaient du travail d’équipe. Avec l’aide de mon enseignante associée, j’ai trouvé quelques trucs afin de favoriser un bon fonctionnement en équipe, notamment en valorisant celles qui travaillaient bien et en expliquant aux élèves que le travail d’équipe est un privilège qui comporte certaines règles à respecter si on veut qu’il soit efficace.
Une autre difficulté a été de gérer la simultanéité des tâches. Lorsque je discute ou que j’explique une notion à un élève, je suis tellement à l’écoute et concentrée que j’en arrive parfois à porter peu d’attention au reste du groupe. Tout au long de mon stage, j’ai fait de bons progrès à ce niveau, car j’étais plus à l’aise avec les nouvelles procédures et j’étais alors capable de gérer plusieurs choses à la fois.
Lors de mon dernier stage, je m’étais lancée pour défi d’améliorer certains aspects de ma gestion de classe et aussi de ne pas avoir peur d’être plus créative. Je peux maintenant dire que j’ai réussi ce défi puisque je me suis surpassée dans ma planification et j’ai fait de grands pas en ce qui concerne la gestion de classe. Pour le prochain stage, je souhaite améliorer encore ma gestion de classe surtout en ce qui concerne les élèves ayant des difficultés de comportement et la simultanéité de plusieurs tâches à gérer en même temps. J’ai fait de grands pas tout au long de mon stage, mais je crois que je peux encore améliorer ces aspects.
Somme toute, je suis très fière de tout ce que j’ai accompli durant mon stage. J’ai appris à mieux me connaître et à mieux définir mes attentes et mes valeurs. Je retiens de ce stage la complicité avec mon enseignante associée et avec mes élèves, mes erreurs et surtout ce qu’elles m’ont permis d’apprendre. J’ai définitivement eu un coup de cœur pour la sixième année et je n’en retiens que du positif.
Planification des activités (compétence professionnelle 3):
De façon générale, il a été facile pour moi de planifier des activités. Avant même le début du stage, mon enseignante associée et moi avions ciblé les contenus à enseigner durant mon stage, ce qui m’a permis de me documenter et de me renseigner sur ces notions et ainsi d’être mieux préparée. Qui plus est, chaque semaine, nous nous rencontrions afin de discuter de la planification hebdomadaire de la semaine suivante, tout en nous laissant quelques périodes libres dans le cas où certains imprévus surviendraient. De cette façon, je pouvais planifier chacune de mes activités durant la fin de semaine, ce qui m’évitait d’être à la dernière minute. Durant la semaine, il ne me restait plus qu’à préparer mon matériel et à bien m’approprier chacune des activités. Tout au long de mon stage, j’ai fait preuve de créativité et je me suis lancée dans l’expérimentation d’activités inspirées autant de guides pédagogiques, de notions vues à l’université que de déclencheurs divers. J’ai tenté de m’éloigner des manuels le plus possible afin de susciter l’intérêt des élèves et de m’adapter à leurs besoins. Par ailleurs, tout en ciblant les compétences et les contenus à enseigner, mes activités faisaient appel autant au travail individuel, à l’apprentissage par la découverte, au travail en équipe ou en coopération, au travail en grand groupe qu’aux intelligences multiples. J’ai aussi tenté de toujours mettre les élèves le plus possible en action. Finalement, j’ajouterais que ma planification d’activités s’est améliorée tout au long du stage, car j’ai appris à mieux anticiper les obstacles et à trouver des solutions afin de les prévenir.
Gestion de l'enseignement (compétence professionnelle 4):
Durant mon stage, j’ai découvert une nouvelle méthode d’enseignement, soit le travail auto-géré (TAG). Ce dernier consiste en une grille sur laquelle on retrouve toutes les activités à réaliser par les élèves durant la semaine. En plus du temps de classe donné (environ 3 périodes par semaine), les élèves doivent travailler environ 30 minutes par soir sur leur TAG. C’est à eux de gérer leur temps, de s’auto-corriger et de faire vérifier leur travail par l’enseignante. Cette dernière, pour sa part, doit vérifier ce qui a été fait tous les jours et doit s’assurer de la compréhension de chacun des élèves. Malgré que cette méthode nécessite une gestion de l’enseignement supplémentaire, je considère que le TAG est très pertinent, car il rend les élèves plus autonomes dans leurs apprentissages et dans leur gestion du temps. Le TAG permet également de minimiser l’enseignement magistral (les nouvelles notions sont vues le lundi matin), de mettre les élèves en action et de leur permettre de faire des choix, ce qui rejoint bien mes valeurs pédagogiques. Par ailleurs, outre le TAG, j’ai également pu expérimenter une approche de travail en coopération autant dans les activités quotidiennes (dictée coopérative, résolution de problèmes, etc.) que dans mon projet pédagogique. Cette méthode d’enseignement me plait aussi beaucoup, car elle favorise la motivation des élèves et permet de les responsabiliser grandement. Bref, en ce qui concerne la gestion de l’enseignement, j’ai trouvé difficile de m’adapter à toutes ces nouvelles procédures au début du stage, mais j’ai bien l’intention d’utiliser tout ce bagage lors de mon enseignement futur. L’important reste, à mon avis, de mettre les élèves le plus possible en action.
Gestion des comportements (compétence professionnelle 6):
Au début du stage, j’ai eu de la difficulté à utiliser le système d’avertissement de la classe (vert, jaune, orange, rouge) puisqu’étant donné qu’il met l’accent sur les comportements plus négatifs, il est plus ou moins en lien avec mes valeurs. Pour me permettre de valoriser davantage les bons comportements, j’ai choisi de mettre en place un système de motivation. Ce système de motivation, une patinoire sur laquelle on retrouve chacun des joueurs de la classe ainsi que deux arbitres (mon enseignante associée et moi) a été un réel succès, car il m’a permis d’amener les élèves à se surpasser et de faire respecter mes exigences en remettant, sous la forme d’une cérémonie, des étoiles de la journée. Lors de la présentation de ma patinoire, j’ai expliqué mes attentes sous la forme d’une métaphore avec une équipe de hockey. Cette façon de présenter mes règles de classe ainsi que les conséquences positives et négatives qui en découlent m’a permis de rejoindre les élèves de la classe qui en avaient le plus besoin (élèves plus perturbateurs). La valorisation des élèves a d’ailleurs été un point clé tout au long de mon stage, car les élèves étaient beaucoup plus sensibles aux remerciements et aux éloges qu’aux interventions plus négatives. Comme le dit si bien mon enseignante associée, il vaut mieux arroser ses fleurs que de toujours tenter d’arracher ses mauvaises herbes.
Durant mon stage, lorsqu’une situation plus difficile survenait (une activité qui n’avait pas bien fonctionné, un élève qui perturbait le groupe, etc.), j’ai toujours privilégié une approche de gestion de classe participative ou encore une recherche de solution en collaboration avec l’élève concerné. En mettant les élèves à contribution et en les amenant à trouver eux-mêmes des solutions, les situations se réglaient souvent d’elles-mêmes. Comme je l’ai réalisé dans mon cours de gestion de classe à l’université, il est important d’être authentique et de ne pas avoir peur de discuter avec les élèves lorsqu’une situation nous a déplu. En plus d’être authentique, j’ai aussi tenté d’être signifiante auprès de mes élèves en m’intéressant à eux, en les questionnant, mais surtout en les côtoyant dans des contextes différents (aller les voir à leurs parties de basketball, participer à des activités spéciales avec eux, jouer avec eux lors des périodes récompense du vendredi, etc.). Créer des liens avec les élèves m’a permis de voir une réelle différence dans leurs comportements. Ils se sont ouverts à moi et me respectaient davantage.
De façon générale, j’ai fait des progrès en ce qui concerne la gestion des comportements. Effectivement, j’applique les conséquences prévues en cas de non respect des exigences de façon plus systématique et j’ai une meilleure vision de ce qui se passe dans la classe. J’ai appris à privilégier les interventions indirectes (signes non verbaux, interventions par la proximité, se concentrer sur les comportements adaptés, etc.) plutôt que les interventions qui brisent le rythme de l’activité.
Évaluation des apprentissages (compétence professionnelle 5):
Ce troisième stage m’a permis de faire de nombreux apprentissages concernant les méthodes d’évaluation. En effet, j’ai pu évaluer, en collaboration avec mon enseignante associée, des présentations orales, des productions écrites, des habiletés en lecture et en mathématique, etc. Mon enseignante associée a su partager avec moi ses outils d’évaluation, en plus de m’amener à réfléchir sur les pratiques d’évaluation courantes. Elle m’a fait réaliser l’importante des évaluations formatives, tels que les contrôles du vendredi et les auto-évaluations qui permettent de voir où les élèves sont rendus dans leurs apprentissages et ainsi d’ajuster notre enseignement selon leurs besoins. Tout au long du stage, j’ai également planifié des récupérations, autant en français qu’en mathématique, afin de revoir certaines notions et de répondre aux questions des élèves plus faibles. Cet enseignement plus individualisé me permettait de comprendre davantage les difficultés de ces élèves et ainsi de mieux intervenir. Par ailleurs, j’ai aussi participé à l’élaboration des bulletins, à une rencontre « portfolio » avec les élèves et les parents ainsi qu’à une formation sur les échelles de compétence. Ces pratiques m’ont permis d’être plus à l’aise avec l’évaluation des élèves et de leurs compétences.
Insertion dans ce milieu (compétences professionnelles 9 et 10):
Tout au long de mon stage, j’ai su participer aux réunions du personnel et aux différents comités dont le conseil d’établissement. La campagne de vaccination contre la grippe H1N1 a d’ailleurs nécessité beaucoup d’organisation et je me sens privilégiée d’avoir vécu cette situation, car elle m’a permis de réaliser ce qui se produit lorsque des mesures d’urgence doivent être prises.
J’ai aussi su établir de bonnes relations avec les parents tout au long de mon stage en les rencontrant dès la première rencontre de parents au début de l’année scolaire, en assistant aux rencontres de plan d’intervention, en communiquant avec eux par le biais de l’agenda ou de courriels, etc. En ce qui concerne les autres enseignants et les spécialistes, je me suis sentie bien accueillie et j’ai toujours su bien communiquer avec eux. Cette bonne communication était nécessaire dans l’équipe-cycle, car nous nous échangions nos élèves lors des périodes de spécialité ou lorsqu’ils étaient trop perturbateurs.
Culture et analyse réflexive des contenus à enseigner (compétence professionnelle 1):
Comme mentionné précédemment, la planification d’activités variées et signifiantes a été assez facile pour moi. Avant même le début du stage, je me suis assurée de bien comprendre les contenus à enseigner, ce qui m’a permis d’être plus à l’aise durant mon stage. J’ai toujours essayé de créer des situations d’apprentissage qui rejoignaient les intérêts des élèves. Par exemple, par l’ajout de notions historiques ou culturelles dans les leçons de français (analyse de chansons pour découvrir de nouvelles notions grammaticales) ou de mathématique (découverte de certains faits historiques loufoques sur l’astronomie lors d’une activité sur la géométrie), j’ai réussi à motiver les élèves qui sont parfois dépassés ou ennuyés par la matière. Par mon projet pédagogique, j’ai également permis aux élèves de découvrir des contes québécois et étrangers faisant partie de notre culture. Les élèves ont bien apprécié ces activités qui sortaient de l’ordinaire et qui leur permettaient surtout de s’éloigner du manuel. Pour cette raison et bien d’autres, je considère qu’il est important d’avoir un regard critique face aux guides pédagogiques afin de savoir les analyser, les adapter et les compléter en fonction des besoins des élèves de notre groupe-classe.
Langue française (compétence professionnelle 2):
Communiquer clairement et correctement à l’oral et à l’écrit est une force chez moi. Je considère qu’il est important d’être un modèle pour les élèves et ainsi d’accorder une grande importance à la langue française, que ce soit à l’oral ou à l’écrit. Cela peut se faire par la recherche dans le dictionnaire en cas de doute ou encore par la correction des erreurs des élèves à l’oral ou à l’écrit. Mon enseignante associée a d’ailleurs mis au point un système qui permet de mettre l’accent sur un bon langage en bannissant les anglicismes et les mauvaises expressions dans la classe. Ainsi, lorsqu’un élève ou l’enseignante dit des mots tels que « facque », « cool », « yes! », « joke », etc., il ou elle doit remettre quatre cartes à jouer (système d’émulation) dans une boîte. Le paquet obtenu à la fin de la semaine est remis à un élève pigé au hasard. Cette façon de faire amène d’ailleurs les élèves à faire de gros efforts et à s’autocorriger entre eux lorsqu’ils commettent des erreurs.
Éthique professionnelle (compétence professionnelle 12):
Afin d’agir de façon éthique et responsable, il est tout d’abord nécessaire de prendre connaissance du code de vie de l’école et de le respecter. La ponctualité et le fait de saluer les autres membres du personnel sont également des attitudes primordiales à adopter dans l’exercice de ses fonctions. J’ajouterais qu’il est aussi très important de garder pour soi certaines informations qui sont divulguées lors des rencontres avec les parents ou entre les enseignants. Tout au long de mon stage, j’ai également mis l’accent sur l’importance du respect de tous dans la classe ainsi que de l’ouverture d’esprit (accepter et valoriser la différence), car il s’agit de valeurs personnelles et pédagogiques très importantes pour moi. Finalement, j’ajouterais que j’ai toujours utilisé la critique de façon constructive en trouvant et en appliquant, suite aux commentaires de mon enseignante associée, des ajustements à mon enseignement. J’apprends rapidement de mes erreurs et je considère qu’elles sont nécessaires pour évoluer et progresser. C’est pour cette raison que j’ai toujours été ouverte à la critique et que j’ai toujours pris au sérieux les conseils et les suggestions de mon enseignante associée. Par ses questionnements et constatations, elle m’a permis de mieux observer ma pratique, tant en ce qui concerne mes bons coups que mes moins bons coups.
Forces :
Ma créativité, ma planification étoffée, ma capacité à construire des liens affectifs avec les enfants ainsi que mon attitude positive face à la critique représentent mes principales forces. Je suis fière d’avoir réussi à motiver et à créer des liens avec mes élèves, groupe d’âge qui me faisait très peur avant de débuter le stage. J’ai eu un réel coup de cœur pour la sixième année et cela m’a aidée à grandir et à évoluer en tant qu’enseignante et en tant que personne. J’ai pris confiance en moi et j’ai appris beaucoup. Depuis le deuxième stage en maternelle, j’ai l’impression d’être plus en mesure d’adapter mon enseignement en fonction des besoins des élèves, d’anticiper davantage les obstacles et d’être plus consciente du rythme d’une activité. Ces acquis sont importants, car ils me permettent de mieux intervenir et de mieux enseigner. Ce que je retiens de ce stage, c’est le plaisir que j’ai eu à enseigner. J’ai été heureuse du début à la fin du stage, malgré les petits obstacles qui ont dû être franchis.
Difficultés rencontrées et défis à relever lors du prochain stage :
J’ai trouvé difficile d’intervenir auprès de certains élèves plus perturbateurs, notamment auprès de mon élève ayant un trouble de comportement, puisque je les trouvais imprévisibles. Je n’ai pas établi mes limites de façon assez claire dès le début du stage, ce qui a fait en sorte que j’ai dû me réajuster en cours de route pour appliquer les conséquences de façon plus systématique. Créer des liens avec ces élèves en assistant, entre autres, à leurs parties de basketball m’a permis de me rapprocher d’eux et ainsi de me faire respecter davantage. Une fois le lien créé, une petite remarque humoristique ou indirecte suffisait pour faire cesser les comportements perturbateurs.
J’ai aussi observé qu’il était plus facile pour moi de gérer les activités en grand groupe ou individuelle comparativement à celles qui nécessitaient du travail d’équipe. Avec l’aide de mon enseignante associée, j’ai trouvé quelques trucs afin de favoriser un bon fonctionnement en équipe, notamment en valorisant celles qui travaillaient bien et en expliquant aux élèves que le travail d’équipe est un privilège qui comporte certaines règles à respecter si on veut qu’il soit efficace.
Une autre difficulté a été de gérer la simultanéité des tâches. Lorsque je discute ou que j’explique une notion à un élève, je suis tellement à l’écoute et concentrée que j’en arrive parfois à porter peu d’attention au reste du groupe. Tout au long de mon stage, j’ai fait de bons progrès à ce niveau, car j’étais plus à l’aise avec les nouvelles procédures et j’étais alors capable de gérer plusieurs choses à la fois.
Lors de mon dernier stage, je m’étais lancée pour défi d’améliorer certains aspects de ma gestion de classe et aussi de ne pas avoir peur d’être plus créative. Je peux maintenant dire que j’ai réussi ce défi puisque je me suis surpassée dans ma planification et j’ai fait de grands pas en ce qui concerne la gestion de classe. Pour le prochain stage, je souhaite améliorer encore ma gestion de classe surtout en ce qui concerne les élèves ayant des difficultés de comportement et la simultanéité de plusieurs tâches à gérer en même temps. J’ai fait de grands pas tout au long de mon stage, mais je crois que je peux encore améliorer ces aspects.
Somme toute, je suis très fière de tout ce que j’ai accompli durant mon stage. J’ai appris à mieux me connaître et à mieux définir mes attentes et mes valeurs. Je retiens de ce stage la complicité avec mon enseignante associée et avec mes élèves, mes erreurs et surtout ce qu’elles m’ont permis d’apprendre. J’ai définitivement eu un coup de cœur pour la sixième année et je n’en retiens que du positif.

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