Qu'est-ce que le dossier professionnel?

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dimanche 1 mars 2009

Les élèves en difficultés

Les principes fondamentaux nécessaires à l'intégration
À mon avis, l’intégration ne se fait pas seule. Au contraire, pour être intégré dans une classe dite régulière, un enfant en difficulté a besoin d’un énorme soutien et d’une multitude de ressources bien utilisées. On peut le comparer, par exemple, à une vieille dame qui tente de traverser une rue achalandée. Lorsque l’on est témoin d’une telle situation, plusieurs choix s’offrent à nous : ne pas aider la vieille dame du tout, l’aider pour ensuite la laisser dans le milieu de la rue ou encore, l’aider à traverser d’un trottoir à l’autre. Comme pour la vieille dame, les mêmes choix s’imposent pour l’enfant : on peut ne pas l’aider du tout en niant ses difficultés, l’aider un peu et le laisser ensuite au milieu de son cheminement en n’appliquant pas des interventions adaptées à ses besoins ou encore, l’intégrer. Intégrer un enfant signifie l’amener à surmonter les embûches qui se dressent sur son chemin du début à la fin, adopter des interventions adéquates, toujours suivre de près l’enfant afin de modifier les interventions au besoin, etc. L’intégration, c’est compter sur des intervenants motivés, des parents coopératifs, une communication continuelle, des mesures et des ressources pertinentes (plan d’intervention, plan de services, plan de transition, etc.), des services complémentaires adéquats, etc. Bref, intégrer un enfant en difficulté, c’est le soutenir du début à la fin, peu importe par quel chemin il doit passer.
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Afin de faire traverser la vieille dame ou encore l’enfant en difficulté d’un trottoir à l’autre, deux concepts sont fondamentaux : la communication et la collaboration. En fait, ces deux mots signifient beaucoup dans le domaine de l’éducation et sont plus qu’essentiels lorsque l’on vise l’intégration d’un enfant en difficulté. La collaboration, qui implique également une bonne communication, doit s’établir, avant même qu’un problème survienne, autant entre les parents et les intervenants qu’entre les intervenants eux-mêmes. Théoriquement, une collaboration école-famille comporte de nombreux bénéfices autant pour les parents, les intervenants que l’enfant en difficulté. Afin que le parent collabore et qu’il se sente en confiance, on doit tout d’abord établir une bonne communication, ce qui peut se faire par divers moyens : rencontres (planifiées ou non, en groupe ou individuelle), messages écrits, portfolios, entretiens téléphoniques, documentations diverses, journal mensuel, site internet, etc. Une bonne communication entre les parents et les intervenants est également influencée par plusieurs autres facteurs, principalement par l’attitude des différents partenaires qui y participent. Il est donc important de toujours avoir des attitudes (verbales et non verbales) positives, de considérer les parents comme des partenaires et non pas comme la cause du problème de leur enfant (ce que j’aurais d’ailleurs eu tendance à faire auparavant), d’être à leur écoute et de répondre à leurs inquiétudes, de toujours leur démontrer que l’on veut aider leur enfant, etc. En d’autres mots, on doit, en tout temps, faire participer les parents aux diverses démarches visant l’intégration de leur enfant, puisque la collaboration école-famille est un élément essentiel au succès des élèves en difficulté (comme pour tous les autres enfants d’ailleurs).
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Par ailleurs, tout au long de la traversée, certaines ressources peuvent aider la vieille dame, mais également son bon samaritain. De la même façon, tout au cours du cheminement de l’enfant en difficulté, divers services complémentaires peuvent aider autant l’élève que les intervenants qui le côtoient, y compris ses parents. Je crois d’ailleurs qu’il est tout à fait nécessaire de se renseigner et d’utiliser les services complémentaires disponibles dans les écoles, car à eux seuls, les enseignants et les parents ne peuvent pas combler tous les besoins des enfants. Le partenariat avec différents intervenants spécialisés et divers organismes communautaires est donc essentiel afin de faciliter la progression d’un élève en difficulté. D’ailleurs, nombreux sont les spécialistes présents dans les écoles de nos jours (orthopédagogues, orthophonistes, psychologues, ergothérapeutes, éducateurs spécialisés, psychoéducateurs, travailleurs sociaux, conseillers pédagogiques, infirmières, hygiénistes dentaires, responsables de l’engagement communautaire et de la vie sociale, bénévoles, traducteurs, etc.)…c’est donc à nous de faire appel à leur aide!
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Et les classes spéciales?
Malgré que les différentes écoles du Québec fassent tout ce qui est possible de faire pour faciliter les apprentissages et intégrer leurs élèves en difficulté, bon nombre d’entre elles présentent toujours des classes spécialisées. La présence de celles-ci est généralement justifiée par le fait que les élèves s’y trouvant ne sont pas prêts à être intégrés à une classe régulière. Est-ce là une pratique qui va à l’encontre de l’intégration? Personnellement, je crois que tant et aussi longtemps que l’on prend en considération les besoins de l’enfant, une telle mesure peut être justifiée, car rappelons-le une intégration à tout prix n’est pas la meilleure chose à faire. D’ailleurs, depuis plusieurs années, plusieurs enseignants clament que les ressources sont insuffisantes pour intégrer certains enfants en difficulté dans les classes régulières. Cela peut sembler incohérent lorsque l’on pense à toutes les ressources, les intervenants spécialisés et les services communautaires qui sont mis sur pied par les écoles dans le but d’aider et d’intégrer les enfants en difficulté. La problématique est cependant bien réelle.
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Mon avis sur l'intégration
Que l’on parle de l’intégration d’élèves à risque, d’élèves ayant des troubles de l’attention, de comportement ou d’attachement, d’élèves dysphasiques ou dyspraxiques ou d’élèves handicapés, je considère que rien n’est impossible. Tout comme pour la vieille dame qui tente désespérément de traverser la rue, l’enfant en difficulté n’a besoin que d’un énorme support sur lequel s’appuyer pour cheminer normalement et être intégré dans une classe régulière. Pour ce faire, on doit tout d’abord évaluer ses besoins, mettre en place des interventions pertinentes et efficaces dans le but d’aider au maximum l’enfant et surtout, compter sur l’entraide, la collaboration et la disponibilité de services complémentaires. Comme tout autre domaine, celui de l’éducation n’est pas parfait. On note entre autres, un problème de recrutement pour certains intervenants spécialisés (les orthophonistes par exemple) ainsi qu'un manque de formation chez les enseignants en ce qui concerne les enfants handicapés ou en difficulté. Je crois qu’il est important de ne pas passer sous le silence ces lacunes. Au contraire, il faut en être pleinement conscient. Ainsi, peu importe l’enfant et le contexte dans lequel il se trouve, ce qui compte vraiment, c’est d’agir : agir en considérant toujours les besoins spécifiques de l’enfant, en ayant toujours en tête sa réussite, son progrès, son surpassement, mais surtout, son bien-être, car sans ce dernier, nulle motivation n’est possible, et sans motivation, nul progrès n’est possible.
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Mon amour pour les enfants en difficulté
J'ai toujours porté un grand intérêt pour les élèves en difficulté. J'ai d'ailleurs eu la chance, lors de mes nombreux étés en tant qu'animatrice ou responsable de camp de jour, de côtoyer des enfants présentant des troubles envahissants du développement, des troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité, des troubles psychologiques graves ou encore, des déficiences langagières. Ces enfants nécessitent souvent une attention particulière, mais ils ont beaucoup à nous apprendre. Ils étaient tous très attachants et une fois le lien affectif créé, la séparation à la fin de l'été devenait souvent très difficile.
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Je crois en fait que lorsqu'on est en présence d'enfants en difficulté, on doit se rappeler par-dessus tout qu'ils SONT avant tout des enfants et qu'ils ont besoin d'être aimés. Ces enfants sont souvent bien plus courageux qu'on ne peut l'être nous mêmes. Les voir progresser et les voir vivre des succès est très valorisant. C'est pourquoi on se doit de les encourager sans cesse et de leur montrer combien on est fier d'eux.
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***Une ressource très utile***
Dans le cadre d'un cours universitaire, j'ai eu la chance, en janvier dernier, d'assister à une conférence intitulée La gestion des différences et donnée par Danielle Reiber, conseillère pédagogique de la Commission scolaire des Patriotes. Cette dernière nous a présenté différents troubles que l'on retrouve chez les élèves, soit la déficience intellectuelle, la déficience langagière, le syndrome Gilles de la Tourette, le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, le trouble de l'ordre de la psychopathologie, le trouble envahissant du développement, le trouble du comportement ainsi que le trouble spécifique de l'apprentissage de la lecture. Lors de cette conférence, les principales caractéristiques de chacun de ces troubles ainsi que des stratégies à appliquer pour aider les enfants qui en sont atteints ont été présentées. Bref, ce fut une conférence fort pertinente et fort enrichissante. Sachez qu'un document a été élaboré par la Commission scolaire des Patriotes.
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Poème sur les enfants souffrant de trouble déficitaire de l'attention: L’enfant papillon
« Moi, je vole et virevolte
Papillon trop désinvolte
Mais chaque nouvelle fleur
Me remplit de ses saveurs.


Il n’y a pas de jours si longs
Où je ne cesse d’être vagabond,
Il n’y a pas de si bonne pluie
Qui ne me cause de grands ennuis.

Il faut bien que j’accélère le temps,
Par le nombre de mes mouvements
Et moi finalement me comprends
Dans tous les détours du vent.

Que je vole à l’endroit ou à l’envers
Sois un grand acrobate
Ou un simple diplomate
Je contemple ainsi mon univers. »
[Claude Jolicoeur]

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