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mardi 21 avril 2009

Les enfants papillons

Dans le cadre d'un cours universitaire sur le préscolaire (DID1100), j'ai eu la chance de faire une recherche sur les enfants papillons, une clientèle de plus en plus présente dans les écoles québécoises. Voici les grandes lignes de cette recherche ainsi que certaines ressources à consulter pour explorer davantage le sujet.
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Qui sont les enfants papillons?
Ce sont des enfants à l’imagination fertile, facilement distraits, plus lents que les autres et qui ont souvent des pertes de mémoire. On les évalue souvent comme présentant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.
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Les enfants lunatiques sont-ils nécessairement des enfants papillons?
Il faut savoir distinguer l’enfant lunatique de celui aux prises avec un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité. Pour ce faire, l’enfant doit être évalué par un professionnel de la santé selon les critères diagnostiques du DSM-IV.
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Quelques statistiques
La plupart du temps, les symptômes associés aux enfants présentant un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité apparaissent avant l’âge de sept ans, autant chez les garçons que chez les filles. Dans 50% des cas, les difficultés d’attention persistent même à l’âge adulte. (Sauvé, 2000) Le trouble de déficit de l’attention/hyperactivité affecte 3% à 5% des enfants, soit un ou deux élèves par classe.
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Les causes
Le trouble de déficit de l'attention peut être causé par divers facteurs. Au niveau biologique, l’attention et les émotions siègent dans les lobes frontaux du cerveau. La communication entre les cellules s’y trouvant se fait à l’aide de substances chimiques appelées neurotransmetteurs. Il semblerait qu’un ralentissement dans le transfert de l’information dans cette zone de l’encéphale soit à l’origine du déficit de l’attention. (Sauvé, 2000) L’hérédité joue elle aussi un rôle important dans l’apparition du trouble, mais les facteurs psychosociaux tels que la situation familiale et financière, de même que le milieu de vie, peuvent amplifier les manifestations du trouble. (Grégoire, 2002) Il est important de garder en tête que le déficit de l’attention interfère grandement dans la vie de l’enfant, et ce, autant à la maison qu’à l’école.
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Rôles et attitudes de l'enseignant
Afin d’aider l’enfant papillon dans son apprentissage, l’enseignant doit adopter certaines attitudes pour améliorer la concentration de l’enfant:
-Traiter l’enfant papillon comme tous les autres.
-Renforcer sa confiance en lui, non pas par un système de récompenses, mais plutôt en lui soulignant ses qualités ainsi que ses bons comportements.
-Lui confier des responsabilités afin de développer son autonomie.
-Établir des limites à l’aide de directives claires et précises.
-Être en mesure de modifier ses stratégies d’enseignement et de façonner le matériel en fonction des besoins de l’enfant.
-Mettre en place des activités actives qui permettent à l'enfant papillon d'éliminer son surplus d’énergie et de maintenir son attention.
Le plus important reste de comprendre les difficultés de l’enfant papillon et de l’accepter dans sa différence, en établissant une relation de confiance. La collaboration avec des intervenants plus spécialisés et avec les parents est également primordiale.
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Stratégies à adopter en classe
Pour favoriser la concentration de l’enfant papillon, il faut adopter certaines stratégies:
-Placer l'enfant près du bureau de l'enseignant.
-Éviter que des objets inutiles se retrouvent près de l'enfant afin d'éviter les distractions.
-Placer l'enfant au début du rang ou entre deux élèves responsables lors des déplacements.
-Utiliser des supports visuels pour accompagner les explications et pour illustrer les règlements. Les règlements doivent d'ailleurs être signifiants, peu nombreux et rappelés fréquemment.
-Proposer des moments de détente aux enfants.
-Éviter les périodes de travail prolongées : morceler les tâches.
-Établir une routine afin de sécuriser l'enfant.
-Favoriser les nouveaux apprentissages en matinée.
-Se placer à la hauteur de l'enfant et s'assurer d'avoir un contact visuel lors de la mise au point d'une consigne. Toujours lui demander de reformuler dans ses mots ce qu'il a compris.
-Éviter de pénaliser l'enfant distrait ou de le dénigrer devant les autres. Au contraire, favoriser les commentaires constructifs qui lui permettent de savoir précisément sur quoi fixer son attention.
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Stratégies d'intervention pour les parents
Voici une liste de conseils utiles pour les parents afin d’aider leur enfant à se concentrer et à doser son énergie (ANTIER, 1999)
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L’alimentation : On sait tous que l’alimentation joue un rôle très important dans la concentration d’un enfant. Il est primordial que l’enfant soit nourri à sa faim et que son régime alimentaire soit conforme au guide alimentaire canadien.
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La télévision : La télévision peut être un bon moyen d’aider l’enfant à maintenir son attention à condition que son usage soit dosé. En effet, les programmes télévisés permettent d’attirer l’attention de l’enfant, car si on trouve une émission pertinente qui l’intéresse, on peut l’amener à consulter des livres ou d’autre documentation sur le même sujet. Par ailleurs, il faut éviter de changer de poste trop fréquemment, car cela peut nuire à sa concentration.
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L’ordinateur et les jeux vidéo : Lors de l’utilisation de jeux vidéo et de logiciels informatiques, il est important de s’assurer que ceux-ci soient adaptés au niveau de l’enfant. D’ailleurs, contrairement à ce que certains parents peuvent penser, il ne faut pas interdire leur usage, mais il faut toutefois éviter que l’enfant joue trop souvent à des jeux vidéo ou à l’ordinateur. En effet, pour jouer à ces jeux, il doit se concentrer beaucoup, mais il s’agit d’une concentration négative, car elle consomme l’énergie au détriment de la concentration positive nécessaire aux apprentissages.
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La lecture : Pour capter l’attention de l’enfant, il est important que les images soient présentes en très grand nombre et qu’elles soient agréables à regarder. Il est fondamental de suivre le rythme de l’enfant et de répéter un passage autant de fois qu’il le désire. L’histoire doit également être racontée seul à seul dans un lieu calme afin de ne pas être dérangé. Le parent peut également lire le même livre à plusieurs reprises afin de faire découvrir à l’enfant de nouveaux détails. Pour s’assurer que l’enfant soit attentif à l’histoire, il convient de cibler ses intérêts dans le choix des livres.
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Les loisirs : Il peut être profitable pour un enfant de le laisser pratiquer des loisirs en dehors de l’école, car cela leur permet également de se concentrer. Par exemple, dans un cours de danse, le professeur fera également appel à sa concentration. Il pourra développer certains trucs dans ces cours, pour ensuite les appliquer en classe ou à la maison.
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Activités pour stimuler l'attention
Voici quelques activités permettant de stimuler ou de développer l’attention de l’enfant papillon. (Falardeau, 1992) (ANTIER, 1999)
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L’objet disparu : Ce jeu consiste à montrer quelques objets (environ 10) à l’enfant. Celui-ci les observe pendant environ une minute, il se retourne, puis l’enseignant retire un objet. Il doit ensuite trouver l’objet qui a disparu.
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Mémoire auditive : Il suffit de faire répéter à l’enfant des séries de chiffres, de lettres, d’animaux, de fleurs, etc.
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Jeux d’observation : Il existe plusieurs types de jeux d’observation. Tout d’abord, on peut demander à l’enfant de trouver les différences entre deux dessins qui semblent similaires, de compléter des labyrinthes, de s’exercer à l’aide d’un jeu de mémoire ou d’un livre-jeu, etc.
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Lecture : Pendant la lecture d’un album, l’enseignant ou le parent peut poser des questions à l’enfant après chaque page afin de maintenir son attention.
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Jeu de concentration visuelle : L’enseignant ou le parent peut aussi demander à l’enfant d’observer une image pendant une minute, pour ensuite lui poser des questions sur cette illustration.
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Ressources utiles sur le sujet

Antier, Edwige. 1999. J’aide mon enfant à se concentrer : une méthode pour favoriser sa réussite. Paris : Éditions Robert Laffont. 245 p.

Commission scolaire de l’Énergie. 1999. Élève en déficit d’attention : Guide de l’intervention de l’enseignant. Québec : Bibliothèque nationale du Québec. 38 p.

Drouin, Christiane et André Huppé. 2005. Plan d’intervention pour les difficultés d’attention. Montréal : Chenelière éducation. 112 p.

Falardeau. Guy. 1992. Les enfants hyperactifs et lunatiques: Comment les aider?. Québec : Éditions Le jour. 156 p.

Grégoire, Jean. 2002. « Trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité chez l’enfant » Le médecin du Québec. vol. 37, no 9 (septembre) p. 47-56.

Hallowell, Edward M. et Jonh Ratey. 2001. «Le deficit d’attention». Junior Web. En ligne. . Consulté le 16 septembre 2007.

Sauvé, Colette. 2000. Apprivoiser l’hyperactivité et le déficit d’attention. Montréal : Les Éditions de l’hôpital Sainte-Justine. Collection Parents. 82 p.

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