Ma relation avec l’écriture, la lecture et l’oral
J’ai toujours aimé l’écriture. Dès la première année du primaire, j’ai commencé à écrire des histoires et des poèmes, écrits que j’ai conservés et que je relis parfois avec plaisir. Au secondaire, mon goût pour l’écriture s’est amplifié à un point tel que j’ai été nommée ambassadrice du français par une de mes enseignantes de l’époque. Cette nomination m’avait été décernée parce que je m’étais démarquée quant à la promotion d’une bonne orthographe et parce que je m’étais impliquée dans diverses activités d’écriture. Encore aujourd’hui, l’écriture reste une force et un plaisir pour moi.
Du côté de la lecture, je dois avouer que c’est plutôt à l’université que j’y ai pris goût. Je me souviens qu’au secondaire, malgré que j’aimais certains romans proposés, la lecture de ces derniers restait pour moi un fardeau puisque je n’utilisais pas toujours les bonnes stratégies et l’environnement de la classe ne me permettait pas de me concentrer suffisamment pour comprendre ce que je lisais. Avec le temps, j’ai développé un goût pour la lecture surtout lors des périodes extrascolaires (l’été ou durant les congés). Mes lectures sont de genres différents : romans, documentaires, revues, guides didactiques, etc. et touchent différents sujets. Mon cheminement universitaire (principalement le cours LIT2106 : Littérature jeunesse) m’aura aussi permis de développer une nouvelle passion, soit la littérature jeunesse, que je tente de partager de plus en plus avec les élèves.
En ce qui concerne la langue orale, j’ai réalisé son importance il y a seulement quelques années, sûrement suite au test oral réalisé avant le début du baccalauréat. Depuis ce moment, j’ai grandement évolué puisque je suis de plus en plus consciente des erreurs que je commets. Les cours d’appoint (LIN1016 : Compétence communicative, LIN1017 : La voix ainsi que LIN1018 : Morpho-syntaxe et lexique) m’ont effectivement permis d’ajuster ma voix et mes structures à l’oral. Ainsi, malgré qu’il me reste encore des aspects à améliorer, je considère que ma relation avec la langue orale est beaucoup plus importante qu’elle ne l’était avant puisque j’en comprends maintenant les enjeux.
En somme, cette rétrospective quant à la relation que j’entretiens avec la langue française et ses différentes composantes (écriture, lecture, oral) me permet de réaliser certains aspects importants concernant mes pratiques pédagogiques :
-l’importance d’inculquer le goût de la lecture et de l’écriture dès le début du primaire
-la valorisation du plaisir associé à l’écriture et à la lecture (chose qui n’a pas été assez faite dans mon cas pour la lecture)
-l’importance du climat de classe lors de telles activités : calme, confortable, riche en matériel (coin lecture avec des coussins, des fauteuils, etc. et coin écriture), etc.
-l’enseignement des stratégies et leur importance tant en écriture qu’en lecture
-la valorisation de la langue orale auprès des enfants
Ces implications pédagogiques sont à mon avis très importantes puisqu’elles sont à la base même de la motivation des élèves. Sans valorisation du plaisir associé à de telles pratiques ou sans la conscience de l’importance d’une bonne maîtrise de la langue française, les élèves ne seront effectivement pas enclins à fournir tous les efforts nécessaires à cette maîtrise. C’est pour cette raison qu’à mon avis, le rôle de l’enseignant est des plus importants.
Le rôle de l’enseignant : être un modèle pour ses élèves
Dans le cadre de ses fonctions et de ses pratiques, l’enseignant sera amené à côtoyer quotidiennement les diverses composantes de la langue française. Effectivement, l’écriture, la lecture et l’oral sont à la base même de tout type d’enseignement. Ainsi, il est primordial, à mon avis, de faire en sorte de devenir un modèle pour ses élèves, et ce, à deux niveaux. Tout d’abord, il s’agit de bien maîtriser la langue soi même. Pour ce faire, étant donné que personne n’est absolument parfait, il suffit d’être conscient de nos forces et de nos faiblesses et de veiller à travailler sur nos faiblesses. En second lieu, il s’agit de montrer que l’erreur est humaine et que le droit à l’erreur fait partie de tout apprentissage.
Le droit à l’erreur
En ce qui a trait à ce droit à l’erreur, il s’inscrit dans une perspective constructiviste de l’apprentissage. En effet, comme souligné dans le cadre du cours ASS6826 : Dépistage des difficultés en lecture et en écriture, « la maîtrise de l’orthographe requiert une compréhension élaborée du code écrit qui nécessite une longue période d’appropriation allant bien au-delà des premières années de scolarisation » (Montésinos-Gelet et Morin, 2004). Ainsi, du point de vue de l’enseignant, cela signifie qu’il est important de prendre conscience que la maîtrise de la langue française est une construction progressive, ce qui fait en sorte que plutôt que d’attendre le respect de la norme immédiatement et de sanctionner seulement les écarts par rapport à cette norme, il serait plus judicieux de relever les traces de cette progression chez les élèves. Autrement dit, le droit à l’erreur amène l’idée qu’il est préférable de mettre en relief, dans les productions des élèves, ce qui est déjà construit et de considérer les représentations qui le conduisent à produire des écarts à la norme. Lorsque l’enseignant ne fait que relever les erreurs des élèves, il développe chez eux une attitude anxieuse par rapport à l’écrit en amenant la crainte de faire des fautes ou le désintérêt face à l’orthographe. En adoptant une approche plus constructiviste, l’enseignant amène les élèves à considérer que leurs erreurs sont des témoignages de leurs savoirs en construction et surtout, que leurs erreurs représentent des occasions pour aller plus loin dans leur compréhension de l’orthographe. Cette attitude plus positive face à l’erreur permettra aussi à l’enseignant d’amener ses élèves à devenir plus réflexifs par rapport à la langue, position qui leur donne davantage de maîtrise et de confiance.
***À lire aussi***
-Le message Mon troisième stage (novembre et décembre 2009) afin de voir un exemple d'enseignante qui a trouvé des moyens d'améliorer la langue orale de ses élèves et surtout de développer leur conscience face à leurs erreurs.
-Le message Projet sur les contes (stage 3) qui montre un exemple d'une activité d'écriture réalisée dans le cadre de mon troisième stage. Cette activité est en lien avec la compétence professionnelle 2 puisqu'elle m'a amenée à me questionner sur les facteurs de motivation des élèves quant à l'écriture d'un texte.
-Les ressources proposées dans la colonne de droite: plusieurs sont en lien avec la langue française et sont susceptibles d'aider tant les enseignants que les élèves à faire évoluer leurs connaissances sur la langue française.
J’ai toujours aimé l’écriture. Dès la première année du primaire, j’ai commencé à écrire des histoires et des poèmes, écrits que j’ai conservés et que je relis parfois avec plaisir. Au secondaire, mon goût pour l’écriture s’est amplifié à un point tel que j’ai été nommée ambassadrice du français par une de mes enseignantes de l’époque. Cette nomination m’avait été décernée parce que je m’étais démarquée quant à la promotion d’une bonne orthographe et parce que je m’étais impliquée dans diverses activités d’écriture. Encore aujourd’hui, l’écriture reste une force et un plaisir pour moi.
Du côté de la lecture, je dois avouer que c’est plutôt à l’université que j’y ai pris goût. Je me souviens qu’au secondaire, malgré que j’aimais certains romans proposés, la lecture de ces derniers restait pour moi un fardeau puisque je n’utilisais pas toujours les bonnes stratégies et l’environnement de la classe ne me permettait pas de me concentrer suffisamment pour comprendre ce que je lisais. Avec le temps, j’ai développé un goût pour la lecture surtout lors des périodes extrascolaires (l’été ou durant les congés). Mes lectures sont de genres différents : romans, documentaires, revues, guides didactiques, etc. et touchent différents sujets. Mon cheminement universitaire (principalement le cours LIT2106 : Littérature jeunesse) m’aura aussi permis de développer une nouvelle passion, soit la littérature jeunesse, que je tente de partager de plus en plus avec les élèves.
En ce qui concerne la langue orale, j’ai réalisé son importance il y a seulement quelques années, sûrement suite au test oral réalisé avant le début du baccalauréat. Depuis ce moment, j’ai grandement évolué puisque je suis de plus en plus consciente des erreurs que je commets. Les cours d’appoint (LIN1016 : Compétence communicative, LIN1017 : La voix ainsi que LIN1018 : Morpho-syntaxe et lexique) m’ont effectivement permis d’ajuster ma voix et mes structures à l’oral. Ainsi, malgré qu’il me reste encore des aspects à améliorer, je considère que ma relation avec la langue orale est beaucoup plus importante qu’elle ne l’était avant puisque j’en comprends maintenant les enjeux.
En somme, cette rétrospective quant à la relation que j’entretiens avec la langue française et ses différentes composantes (écriture, lecture, oral) me permet de réaliser certains aspects importants concernant mes pratiques pédagogiques :
-l’importance d’inculquer le goût de la lecture et de l’écriture dès le début du primaire
-la valorisation du plaisir associé à l’écriture et à la lecture (chose qui n’a pas été assez faite dans mon cas pour la lecture)
-l’importance du climat de classe lors de telles activités : calme, confortable, riche en matériel (coin lecture avec des coussins, des fauteuils, etc. et coin écriture), etc.
-l’enseignement des stratégies et leur importance tant en écriture qu’en lecture
-la valorisation de la langue orale auprès des enfants
Ces implications pédagogiques sont à mon avis très importantes puisqu’elles sont à la base même de la motivation des élèves. Sans valorisation du plaisir associé à de telles pratiques ou sans la conscience de l’importance d’une bonne maîtrise de la langue française, les élèves ne seront effectivement pas enclins à fournir tous les efforts nécessaires à cette maîtrise. C’est pour cette raison qu’à mon avis, le rôle de l’enseignant est des plus importants.
Le rôle de l’enseignant : être un modèle pour ses élèves
Dans le cadre de ses fonctions et de ses pratiques, l’enseignant sera amené à côtoyer quotidiennement les diverses composantes de la langue française. Effectivement, l’écriture, la lecture et l’oral sont à la base même de tout type d’enseignement. Ainsi, il est primordial, à mon avis, de faire en sorte de devenir un modèle pour ses élèves, et ce, à deux niveaux. Tout d’abord, il s’agit de bien maîtriser la langue soi même. Pour ce faire, étant donné que personne n’est absolument parfait, il suffit d’être conscient de nos forces et de nos faiblesses et de veiller à travailler sur nos faiblesses. En second lieu, il s’agit de montrer que l’erreur est humaine et que le droit à l’erreur fait partie de tout apprentissage.
Le droit à l’erreur
En ce qui a trait à ce droit à l’erreur, il s’inscrit dans une perspective constructiviste de l’apprentissage. En effet, comme souligné dans le cadre du cours ASS6826 : Dépistage des difficultés en lecture et en écriture, « la maîtrise de l’orthographe requiert une compréhension élaborée du code écrit qui nécessite une longue période d’appropriation allant bien au-delà des premières années de scolarisation » (Montésinos-Gelet et Morin, 2004). Ainsi, du point de vue de l’enseignant, cela signifie qu’il est important de prendre conscience que la maîtrise de la langue française est une construction progressive, ce qui fait en sorte que plutôt que d’attendre le respect de la norme immédiatement et de sanctionner seulement les écarts par rapport à cette norme, il serait plus judicieux de relever les traces de cette progression chez les élèves. Autrement dit, le droit à l’erreur amène l’idée qu’il est préférable de mettre en relief, dans les productions des élèves, ce qui est déjà construit et de considérer les représentations qui le conduisent à produire des écarts à la norme. Lorsque l’enseignant ne fait que relever les erreurs des élèves, il développe chez eux une attitude anxieuse par rapport à l’écrit en amenant la crainte de faire des fautes ou le désintérêt face à l’orthographe. En adoptant une approche plus constructiviste, l’enseignant amène les élèves à considérer que leurs erreurs sont des témoignages de leurs savoirs en construction et surtout, que leurs erreurs représentent des occasions pour aller plus loin dans leur compréhension de l’orthographe. Cette attitude plus positive face à l’erreur permettra aussi à l’enseignant d’amener ses élèves à devenir plus réflexifs par rapport à la langue, position qui leur donne davantage de maîtrise et de confiance.
***À lire aussi***
-Le message Mon troisième stage (novembre et décembre 2009) afin de voir un exemple d'enseignante qui a trouvé des moyens d'améliorer la langue orale de ses élèves et surtout de développer leur conscience face à leurs erreurs.
-Le message Projet sur les contes (stage 3) qui montre un exemple d'une activité d'écriture réalisée dans le cadre de mon troisième stage. Cette activité est en lien avec la compétence professionnelle 2 puisqu'elle m'a amenée à me questionner sur les facteurs de motivation des élèves quant à l'écriture d'un texte.
-Les ressources proposées dans la colonne de droite: plusieurs sont en lien avec la langue française et sont susceptibles d'aider tant les enseignants que les élèves à faire évoluer leurs connaissances sur la langue française.

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