Avant d'aborder les différentes façons de piloter des activités expérimentées lors de mes stages, j'aimerais souligner que mon cours sur la gestion de classe (DID2210) m'a permis de réaliser les points clés d'un bon pilotage de situations d'enseignement-apprentissage. Ainsi, piloter des situations d’apprentissage, c’est…
...une action qui repose sur une bonne planification et sur une bonne gestion de classe centrée sur des interventions discrètes et indirectes qui ne brisent pas le rythme de l’activité.
...rester sensible à ce qui se passe dans la classe : avoir des yeux tout le tour de la tête; savoir observer à la fois les comportements du groupe et le rythme de d’activité (ni trop lent, ni trop rapide); faire un balayage fréquent et régulier de la classe; ne pas tourner le dos aux élèves; éviter de se concentrer sur une activité en particulier; repérer les signes d’ennui chez les élèves; être sensible au temps qui s’écoule et à la durée de l’activité; etc.
...être partout à la fois et savoir accepter les imprévus.
DIFFÉRENTES APPROCHES PÉDAGOGIQUES EXPÉRIMENTÉES
Au cours de la formation universitaire, notamment lors du cours de didactique générale, plusieurs approches pédagogiques nous ont été présentées. Parmi ces différentes approches, certaines m’ont intéressée davantage, ce qui m’a poussée à les expérimenter en stage.
La pédagogie par projet : des idées plein la tête
La pédagogie par projet et l’apprentissage en coopération sont, à mon avis, les approches les plus intéressantes et les plus motivantes pour les élèves. J’ai eu la chance d’être initiée à la pédagogie par projet lors de mon deuxième stage au préscolaire. À ce moment, pour la première fois, j'ai choisi de mettre en pratique toutes mes connaissances sur la pédagogie par projet à la maternelle. Suite à une discussion sur les intérêts des élèves, à un vote afin de déterminer le choix du thème, à une carte conceptuelle et à plusieurs recherches sur le sujet choisi (le Moyen-âge : les princesses, les chevaliers, les châteaux, etc.), les élèves se sont lancés dans des projets personnalisés tous plus impressionnants les uns que les autres. J'ai été très surprise de l'intérêt des enfants pour le sujet et le projet. Lorsque je leur lisais un ouvrage sur le Moyen-âge, j'avais l'impression qu'ils buvaient mes paroles et qu'ils emmagasinaient le tout puisqu'ils s'y référaient souvent les jours suivants. Ainsi, étant donné le succès de cette expérience très enrichissante, il n'est pas surprenant que j'aie choisi de répéter l'expérience lors de mon troisième stage au troisième cycle.
Lors de ce troisième stage, j'ai choisi de mettre en place un projet sur les contes tout en y ajoutant une approche coopérative. En fait, ce projet avait pour but d'amener l'élève à écrire un conte grâce à une série d'activités (lecture et analyse de contes, capsules d'enseignement, construction de schémas narratifs, etc.) qui se sont déroulées, en très grande majorité, en groupes coopératifs de 3 élèves (un faible, un moyen et un fort). L'activité la plus importante du projet, soit la conception du schéma narratif en groupes coopératifs, a été inspirée d'un livre très intéressant intitulé La coopération au fil des jours: Des outils pour apprendre à coopérer des Éditions de la Chenelière. Ce petit bijou à découvrir (qui sera décrit davantage dans les prochaines paragraphes) propose d'ailleurs plusieurs activités simples et facilement réalisables qui permettent aux élèves d'apprendre à coopérer petit à petit. L'activité choisie dans ce livre, la construction du schéma narratif comme mentionné précédemment, fut une réussite. Le matériel et le déroulement proposés étaient simples et ont permis aux élèves d'apprendre à faire des compromis et à donner leur avis tout en respectant les idées des autres. Bref, cette approche a permis de favoriser l'entraide entre les élèves ainsi que leur motivation tout au long du projet. [Pour plus d'informations, consulter le message intitulé Projet sur les contes.]
L’apprentissage coopératif : apprendre à coopérer, coopérer pour apprendre
Lors de mon troisième stage, j’ai découvert, comme mentionné précédemment, un petit trésor littéraire : La coopération au fil des jours : Des outils pour apprendre à coopérer (Howden, Jim et Huguette Martin, 1997, Éditions de la Chenelière / Didactique). Dans ce guide pédagogique, plusieurs activités faisant appel à la coopération sont proposées. Les auteurs définissent l’apprentissage coopératif comme étant une « stratégie d’enseignement et d’apprentissage qui met précisément l’emphase sur le travail en groupe restreint dans lequel des élèves de capacités et de talents différents ont chacun une tâche précise et travaillent ensemble pour atteindre le même but. »
À mon avis, les avantages de la coopération sont nombreux. Cette stratégie d’enseignement permet effectivement de favoriser l’engagement des élèves dans leurs apprentissages sociaux et scolaires. Elle correspond d’ailleurs à plusieurs de mes valeurs éducatives telles que l’engagement, l’ouverture à soi et aux autres, l’entraide, le respect, la responsabilisation, la communication, etc. De façon générale, il est aussi possible de dire que l’apprentissage coopératif favorise l’établissement d’un climat d’entraide, une plus grande motivation intrinsèque des élèves ainsi qu’une certaine valorisation des différences. Les élèves acquièrent une plus grande part de responsabilité et d’engagement, en plus de développer une image de soi plus positive. Pour les enseignants, l’apprentissage coopératif permet un meilleur équilibre entre les savoirs, les savoir-être et les savoir-faire. Ajoutons que cette même stratégie d’enseignement amène une plus grande persévérance scolaire des élèves ainsi que des stratégies et des outils d’intervention plus variés.
Considérant ces avantages, plusieurs raisons justifient la mise en place d’activités coopératives en classe. Premièrement, une telle approche permet l’établissement de relations interpersonnelles positives favorisant l’entraide, la confiance ainsi que l’encouragement mutuel entre les élèves. Deuxièmement, comme mentionné précédemment, l’apprentissage coopératif permet le développement d’une image de soi plus positive. Troisièmement, mentionnons que les apprentissages qui en découlent favorisent une meilleure utilisation de l’information fournie par les pairs ainsi qu’une augmentation de la signifiance de la matière enseignée. Il a aussi été prouvé que cette stratégie d’enseignement permet « la pratique fréquente d’habiletés cognitives et sociales de haut niveau et le développement de l’esprit critique » (Howden et Martin, 1997, La coopération au fil des jours : Des outils pour apprendre à coopérer).
Lors de mon troisième stage, j’ai donc piloté plusieurs activités faisant appel à la coopération dont la conception d’un conte en groupes coopératifs [voir le message
Projet sur les contes pour plus de détails] ainsi que des dictées coopératives. Ces activités ont été très concluantes, car les élèves se sont grandement entraidés et se sont investis pleinement dans ces activités.
Mon enseignante associée qui incorporait beaucoup d’activités coopératives à son enseignement m’a d’ailleurs fourni quelques-uns de ses outils, principalement une affiche présentant les principales habiletés nécessaires pour la réussite d’une activité coopérative. Cette affiche a été très utile tout au long de mon stage puisqu’elle me permettait de faire un retour sur ces habiletés avant et après chacune des activités.
Le travail auto-géré (T.A.G.)
Dans un tout autre ordre d'idées, il est aussi intéressant de mentionner que les stages m'ont aussi permis à leur tour de découvrir des approches pédagogiques qui n'avaient pas encore été abordées au cours de mon cheminement universitaire. Parmi celles-ci, le T.A.G. (travail auto-géré) est sans aucun doute une approche que j'aimerais incorporer dans mon enseignement futur. Le T.A.G. permet de favoriser l'autonomie et la responsabilisation des élèves puisque ceux-ci sont amenés à gérer
eux-mêmes leur temps. En fait, dépendamment de la charge de travail hebdomadaire, un certain nombre de périodes sont consacrées au T.A.G. en classe, en plus d'environ 30 minutes par soir. Lors de ces périodes en classe, les élèves peuvent consulter l'enseignante afin d'avoir des explications supplémentaires ou encore, afin d'avoir une approbation pour pouvoir auto-corriger un exercice terminé. Les élèves se doivent de bien gérer leur temps afin d'avoir terminé tous les travaux à faire pour la date d'échéance prévue. L'image ci-joint montre une grille de T.A.G. qui indique à l'élève les tâches à effectuer pour la semaine et qui permet à l'enseignante de faire un suivi afin de voir quelles tâches sont terminées et lesquelles ont aussi été corrigées pour chacun des élèves. Bien que cette approche nécessite beaucoup de gestion et de planification, elle est très motivante pour les élèves et pour l'enseignante.
Les ateliers : pas seulement à la maternelle
Les ateliers à la maternelle sont bien connus. Je les ai moi-même expérimentés lors de mon deuxième stage au préscolaire. Tous les matins, les enfants devaient s’inscrire à un atelier (Architek, Logix, pâte à modeler, Rush Hour, Mini-Véritech, etc.) de leur choix et devaient travailler sur celui-ci environ 1h30. Les apprentissages visés concernaient davantage la logique et le raisonnement mathématiques ainsi que la motricité fine.
Lors de mon troisième stage au troisième cycle, j’ai eu la surprise de découvrir que mon enseignante associée utilisait également les ateliers en sixième année. Ceux-ci étaient en lien avec le travail auto-géré (T.A.G.) expliqué précédemment. Au tout début de mon stage, mon enseignante associée permettait aux élèves de travailler n’importe où dans la classe durant les périodes de T.A.G. Il devenait toutefois difficile de gérer le fait que certaines tâches pouvaient se faire en équipe alors que d’autres non. Finalement, mon enseignante associée a proposé de transformer le tout sous forme d’ateliers auxquels les élèves devaient s'inscrire. La gestion du T.A.G. s'est donc facilitée puisqu’il était possible de voir la tâche sur laquelle travaillait l’élève, s’il devait travailler seul ou en équipe, etc. simplement par un coup d'oeil à la classe. Bref, de façon générale, ces ateliers amènent les élèves à gérer leur temps, à bien choisir les tâches qu’ils doivent travailler en classe afin d’obtenir davantage d’aide, etc.
Quelques images des différents ateliers en lien avec le T.A.G.:





Les affiches sont suspendues au plafond et indiquent à l'élève où il doit se diriger pour travailler sur cet atelier:


***À lire aussi***
-Le message La pédagogie par projet qui présente une analyse critique de la pédagogie par projet réalisée dans le cadre du cours universitaire sur la didactique générale. Cette analyse permet de bien dégager les avantages et les inconvénients de cette approche pédagogique, le tout basé sur des recherches de Raby et Viola.
-Le message Mon troisième stage (novembre et décembre 2009) et plus particulièrement la section qui se rapporte à la compétence 4 puisque celle-ci permet de relever mon évolution depuis le stage précédent.
-Le message Projet sur les contes (stage 3) qui décrit le projet faisant appel à l'apprentissage coopératif comme décrit précédemment.
-Le message Mon deuxième stage (mars et avril 2009) qui permet de décrire ma conception du pilotage d'une activité et de la planification sous la forme d'une métaphore.
...une action qui repose sur une bonne planification et sur une bonne gestion de classe centrée sur des interventions discrètes et indirectes qui ne brisent pas le rythme de l’activité.
...rester sensible à ce qui se passe dans la classe : avoir des yeux tout le tour de la tête; savoir observer à la fois les comportements du groupe et le rythme de d’activité (ni trop lent, ni trop rapide); faire un balayage fréquent et régulier de la classe; ne pas tourner le dos aux élèves; éviter de se concentrer sur une activité en particulier; repérer les signes d’ennui chez les élèves; être sensible au temps qui s’écoule et à la durée de l’activité; etc.
...être partout à la fois et savoir accepter les imprévus.
DIFFÉRENTES APPROCHES PÉDAGOGIQUES EXPÉRIMENTÉES
Au cours de la formation universitaire, notamment lors du cours de didactique générale, plusieurs approches pédagogiques nous ont été présentées. Parmi ces différentes approches, certaines m’ont intéressée davantage, ce qui m’a poussée à les expérimenter en stage.
La pédagogie par projet : des idées plein la tête
La pédagogie par projet et l’apprentissage en coopération sont, à mon avis, les approches les plus intéressantes et les plus motivantes pour les élèves. J’ai eu la chance d’être initiée à la pédagogie par projet lors de mon deuxième stage au préscolaire. À ce moment, pour la première fois, j'ai choisi de mettre en pratique toutes mes connaissances sur la pédagogie par projet à la maternelle. Suite à une discussion sur les intérêts des élèves, à un vote afin de déterminer le choix du thème, à une carte conceptuelle et à plusieurs recherches sur le sujet choisi (le Moyen-âge : les princesses, les chevaliers, les châteaux, etc.), les élèves se sont lancés dans des projets personnalisés tous plus impressionnants les uns que les autres. J'ai été très surprise de l'intérêt des enfants pour le sujet et le projet. Lorsque je leur lisais un ouvrage sur le Moyen-âge, j'avais l'impression qu'ils buvaient mes paroles et qu'ils emmagasinaient le tout puisqu'ils s'y référaient souvent les jours suivants. Ainsi, étant donné le succès de cette expérience très enrichissante, il n'est pas surprenant que j'aie choisi de répéter l'expérience lors de mon troisième stage au troisième cycle.
Lors de ce troisième stage, j'ai choisi de mettre en place un projet sur les contes tout en y ajoutant une approche coopérative. En fait, ce projet avait pour but d'amener l'élève à écrire un conte grâce à une série d'activités (lecture et analyse de contes, capsules d'enseignement, construction de schémas narratifs, etc.) qui se sont déroulées, en très grande majorité, en groupes coopératifs de 3 élèves (un faible, un moyen et un fort). L'activité la plus importante du projet, soit la conception du schéma narratif en groupes coopératifs, a été inspirée d'un livre très intéressant intitulé La coopération au fil des jours: Des outils pour apprendre à coopérer des Éditions de la Chenelière. Ce petit bijou à découvrir (qui sera décrit davantage dans les prochaines paragraphes) propose d'ailleurs plusieurs activités simples et facilement réalisables qui permettent aux élèves d'apprendre à coopérer petit à petit. L'activité choisie dans ce livre, la construction du schéma narratif comme mentionné précédemment, fut une réussite. Le matériel et le déroulement proposés étaient simples et ont permis aux élèves d'apprendre à faire des compromis et à donner leur avis tout en respectant les idées des autres. Bref, cette approche a permis de favoriser l'entraide entre les élèves ainsi que leur motivation tout au long du projet. [Pour plus d'informations, consulter le message intitulé Projet sur les contes.]
L’apprentissage coopératif : apprendre à coopérer, coopérer pour apprendre
Lors de mon troisième stage, j’ai découvert, comme mentionné précédemment, un petit trésor littéraire : La coopération au fil des jours : Des outils pour apprendre à coopérer (Howden, Jim et Huguette Martin, 1997, Éditions de la Chenelière / Didactique). Dans ce guide pédagogique, plusieurs activités faisant appel à la coopération sont proposées. Les auteurs définissent l’apprentissage coopératif comme étant une « stratégie d’enseignement et d’apprentissage qui met précisément l’emphase sur le travail en groupe restreint dans lequel des élèves de capacités et de talents différents ont chacun une tâche précise et travaillent ensemble pour atteindre le même but. »
À mon avis, les avantages de la coopération sont nombreux. Cette stratégie d’enseignement permet effectivement de favoriser l’engagement des élèves dans leurs apprentissages sociaux et scolaires. Elle correspond d’ailleurs à plusieurs de mes valeurs éducatives telles que l’engagement, l’ouverture à soi et aux autres, l’entraide, le respect, la responsabilisation, la communication, etc. De façon générale, il est aussi possible de dire que l’apprentissage coopératif favorise l’établissement d’un climat d’entraide, une plus grande motivation intrinsèque des élèves ainsi qu’une certaine valorisation des différences. Les élèves acquièrent une plus grande part de responsabilité et d’engagement, en plus de développer une image de soi plus positive. Pour les enseignants, l’apprentissage coopératif permet un meilleur équilibre entre les savoirs, les savoir-être et les savoir-faire. Ajoutons que cette même stratégie d’enseignement amène une plus grande persévérance scolaire des élèves ainsi que des stratégies et des outils d’intervention plus variés.
Considérant ces avantages, plusieurs raisons justifient la mise en place d’activités coopératives en classe. Premièrement, une telle approche permet l’établissement de relations interpersonnelles positives favorisant l’entraide, la confiance ainsi que l’encouragement mutuel entre les élèves. Deuxièmement, comme mentionné précédemment, l’apprentissage coopératif permet le développement d’une image de soi plus positive. Troisièmement, mentionnons que les apprentissages qui en découlent favorisent une meilleure utilisation de l’information fournie par les pairs ainsi qu’une augmentation de la signifiance de la matière enseignée. Il a aussi été prouvé que cette stratégie d’enseignement permet « la pratique fréquente d’habiletés cognitives et sociales de haut niveau et le développement de l’esprit critique » (Howden et Martin, 1997, La coopération au fil des jours : Des outils pour apprendre à coopérer).
Lors de mon troisième stage, j’ai donc piloté plusieurs activités faisant appel à la coopération dont la conception d’un conte en groupes coopératifs [voir le message

Projet sur les contes pour plus de détails] ainsi que des dictées coopératives. Ces activités ont été très concluantes, car les élèves se sont grandement entraidés et se sont investis pleinement dans ces activités.
Mon enseignante associée qui incorporait beaucoup d’activités coopératives à son enseignement m’a d’ailleurs fourni quelques-uns de ses outils, principalement une affiche présentant les principales habiletés nécessaires pour la réussite d’une activité coopérative. Cette affiche a été très utile tout au long de mon stage puisqu’elle me permettait de faire un retour sur ces habiletés avant et après chacune des activités.
Le travail auto-géré (T.A.G.)
Dans un tout autre ordre d'idées, il est aussi intéressant de mentionner que les stages m'ont aussi permis à leur tour de découvrir des approches pédagogiques qui n'avaient pas encore été abordées au cours de mon cheminement universitaire. Parmi celles-ci, le T.A.G. (travail auto-géré) est sans aucun doute une approche que j'aimerais incorporer dans mon enseignement futur. Le T.A.G. permet de favoriser l'autonomie et la responsabilisation des élèves puisque ceux-ci sont amenés à gérer
eux-mêmes leur temps. En fait, dépendamment de la charge de travail hebdomadaire, un certain nombre de périodes sont consacrées au T.A.G. en classe, en plus d'environ 30 minutes par soir. Lors de ces périodes en classe, les élèves peuvent consulter l'enseignante afin d'avoir des explications supplémentaires ou encore, afin d'avoir une approbation pour pouvoir auto-corriger un exercice terminé. Les élèves se doivent de bien gérer leur temps afin d'avoir terminé tous les travaux à faire pour la date d'échéance prévue. L'image ci-joint montre une grille de T.A.G. qui indique à l'élève les tâches à effectuer pour la semaine et qui permet à l'enseignante de faire un suivi afin de voir quelles tâches sont terminées et lesquelles ont aussi été corrigées pour chacun des élèves. Bien que cette approche nécessite beaucoup de gestion et de planification, elle est très motivante pour les élèves et pour l'enseignante.Les ateliers : pas seulement à la maternelle
Les ateliers à la maternelle sont bien connus. Je les ai moi-même expérimentés lors de mon deuxième stage au préscolaire. Tous les matins, les enfants devaient s’inscrire à un atelier (Architek, Logix, pâte à modeler, Rush Hour, Mini-Véritech, etc.) de leur choix et devaient travailler sur celui-ci environ 1h30. Les apprentissages visés concernaient davantage la logique et le raisonnement mathématiques ainsi que la motricité fine.
Lors de mon troisième stage au troisième cycle, j’ai eu la surprise de découvrir que mon enseignante associée utilisait également les ateliers en sixième année. Ceux-ci étaient en lien avec le travail auto-géré (T.A.G.) expliqué précédemment. Au tout début de mon stage, mon enseignante associée permettait aux élèves de travailler n’importe où dans la classe durant les périodes de T.A.G. Il devenait toutefois difficile de gérer le fait que certaines tâches pouvaient se faire en équipe alors que d’autres non. Finalement, mon enseignante associée a proposé de transformer le tout sous forme d’ateliers auxquels les élèves devaient s'inscrire. La gestion du T.A.G. s'est donc facilitée puisqu’il était possible de voir la tâche sur laquelle travaillait l’élève, s’il devait travailler seul ou en équipe, etc. simplement par un coup d'oeil à la classe. Bref, de façon générale, ces ateliers amènent les élèves à gérer leur temps, à bien choisir les tâches qu’ils doivent travailler en classe afin d’obtenir davantage d’aide, etc.
Quelques images des différents ateliers en lien avec le T.A.G.:





Les affiches sont suspendues au plafond et indiquent à l'élève où il doit se diriger pour travailler sur cet atelier:
***À lire aussi***
-Le message La pédagogie par projet qui présente une analyse critique de la pédagogie par projet réalisée dans le cadre du cours universitaire sur la didactique générale. Cette analyse permet de bien dégager les avantages et les inconvénients de cette approche pédagogique, le tout basé sur des recherches de Raby et Viola.
-Le message Mon troisième stage (novembre et décembre 2009) et plus particulièrement la section qui se rapporte à la compétence 4 puisque celle-ci permet de relever mon évolution depuis le stage précédent.
-Le message Projet sur les contes (stage 3) qui décrit le projet faisant appel à l'apprentissage coopératif comme décrit précédemment.
-Le message Mon deuxième stage (mars et avril 2009) qui permet de décrire ma conception du pilotage d'une activité et de la planification sous la forme d'une métaphore.

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