- 5% des enfants québécois de 6 à 12 ans présentent un déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
- Chaque année, au Québec, des centaines de nouveaux enfants se voient diagnostiquer un déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité. La plupart sont des garçons (proportion de 3 garçons pour 1 fille) âgés de 7 ou 8 ans, moment où les exigences scolaires sont plus élevées et où les comportements hyperactifs sont davantage observables.
- Dans 80% à 90% des cas, le TDAH est génétique.
- 13% des enfants diagnostiqués TDAH accumulent un retard d'apprentissage sévère qu'ils traîneront, pour la plupart, tout au long de leurs études secondaires.
Origines biologiques
Le TDAH serait dû à un dysfonctionnement au niveau des neurotransmetteurs, où la dopamine (nécessaire à la transmission des informations) serait insuffisante. Ce dysfonctionnement ferait en sorte que les idées bougent très vite dans la tête de l'individu hyperactif, ce qui le pousserait à agir rapidement sans évaluer les conséquences de ses gestes. Par le fait même, ce manque de dopamine expliquerait également l'impulsivité et la difficulté à contrôler les mouvements chez les personnes hyperactives.
Un problème à multiples facettes
On dit du TDAH qu'il est un problème à multiples facettes puisqu'il arrive rarement seul. Effectivement, seulement 30% des enfants atteints reçoivent un diagnostic simple de TDAH. Les autres doivent faire face à plusieurs problématiques combinées : problèmes d'apprentissage tels que la dyslexie, troubles de comportements tels que le trouble de l'opposition ou de l'anxiété, etc. Les chiffres indiquent d'ailleurs que 50% de ces enfants présentent un trouble oppositionnel, 25% des troubles de conduite, 18% des troubles de l'humeur, 25% des troubles anxieux et 60% un trouble d'apprentissage autre.
Un diagnostic fiable
Avant d'établir un diagnostic du TDAH, plusieurs rencontres avec un médecin ou un psychologue sont nécessaires. Ces rencontres permettent entre autres de faire ressortir ou d'éliminer certains problèmes de santé qui peuvent entraîner des symptômes semblables au TDAH. Une évaluation approfondie à l'aide du test DSM-IV permet également de valider la présence de symptômes révélateurs sur le plan de l'inattention, de l'hyperactivité motrice et de l'impulsivité dans les différents milieux de vie de l'enfant. Des entrevues sont aussi généralement prévues avec les parents et le personnel enseignant afin de confirmer le diagnostic.
L'hyperactivité et le décrochage
Il a été prouvé que les enfants ayant un TDAH sont confrontés plus souvent que les autres élèves à l'échec scolaire, ce qui fait en sorte que ceux-ci peuvent en venir à perdre toute estime d'eux-mêmes et à développer des sentiments négatifs envers l'apprentissage. Ainsi, s'ils ne bénéficient pas d'une intervention efficace, ces jeunes sont plus susceptibles de décrocher dès le secondaire.
La médication
Ces dix dernières années, le Québec a connu une augmentation record du recours à la médication touchant les enfants ayant un TDAH. De 1997 à 2003, le nombre de prescriptions de Ritalin (le plus connu des médicaments utilisés) a augmenté de près de 55%, croissance qui n'a pas cessé depuis. Comme le soutiennent plusieurs spécialistes, la médication ne peut cependant pas tout régler. Elle se doit d'être jumelée ou encore d'être remplacée (lorsque possible) par des interventions psychosociales adéquates et adaptées à l'enfant.
Mes réactions
Cet article est à mon avis très important, car il réfute les conceptions des gens qui prétendent que le TDAH est un mythe ou une excuse pour calmer les enfants à l'aide de médicaments. Le TDAH est un problème bien réel et bien présent des les écoles québécoises. Comme mentionné ci-dessus, la médication aide beaucoup, mais elle ne règle pas tout. En tant que future enseignante, je suis convaincue que j'ai un rôle primordial à jouer auprès de ces enfants. Je me dois de m'adapter à leurs besoins et de renforcir leur estime en faisant ressortir leurs forces.

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